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Les Huit Salopards - de Quentin Tarantino - 2015

Publié le par Z

Les Huit Salopards - de Quentin Tarantino - 2015

Rattrapé par un blizzard, un chasseur de prime doit passer la nuit dans une petite gargote avec Daisy Domergue, une hors-la-loi qu'il doit livrer pour la sympathique somme de 10000 $. Sur le chemin, il a ramassé un autre chasseur de primes noir, et un ancien sudiste soit-disant nouvellement promu shérif. Dans la gargote, les tenanciers manquent, mais plusieurs personnages y passent la nuit. Qui parmi tous ceux-là sont de mèche avec Domergue ?

Avec les Huit Salopards, Quentin Tarantino nous livre un film défouloir à la limite du gore. On sent que le bonhomme s'amuse. Reste à savoir si l'on s'amuse avec lui ? La réponse est oui et non. Tantôt sympathique et rarement jouissif, le film est aussi parfois ennuyeux.

Mais pourquoi cela ? Il me semble que Tarantino ait été feignant sur ce coup. Comme si, une fois l'idée de base, quelques personnages et l'ébauche du scénario en tête, il avait écrit son film d'une traite. Les personnages s'expriment tous de la même manière, usant et abusant de phrases chocs censées être croustillantes mais bien trop prévisibles pour l'être.

De la même manière, le scénario est bien en-deçà de ce que le début du film nous promet. Du coup, difficile de ne pas être un peu déçu.

Les acteurs quant à eux semblent beaucoup s'amuser, et jouer leurs rôles en en faisant des tonnes. On est à la limite du cabotinage. Seule Jennifer Jason Leigh tire vraiment son épingle du jeu grâce à une interprétation assez étrange, qui donne un caractère inquiétant à une Daisy Domergue pourtant bien entravée durant tout le film.

Reste la mise en scène impeccable. Oui, Tarantino sait filmer, c'est une évidence. Et la neige rentrant par les interstices des murs et du plafond est du plus bel effet. Mais sa maestria est régulièrement plombée par les dialogues mous et répétitifs. Dommage.

Faut-il aller le voir ? Certes, Les Huit Salopards, grâce à son absence de thème polémique ou historique évite les écueils de Django Unchained ou de Unglorious Basterds. Oui, on passe un bon moment, même si on amputerait volontiers le film de 30 bonnes minutes. Mais quitte à parler de cinéma défouloir, on préférera assez largement revoir les excellents Reservoir Dogs et Boulevard de la Mort.

IMDB

2/5

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Z 13/01/2016 23:53

Je confirme donc : si vous ne pouvez voir qu'un seul film au cinéma, allez voir l’Étreinte du Serpent.