Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Ascenseur pour l'Echafaud - de Louis Malle - 1958

Publié le par Z

Ascenseur pour l'Echafaud - de Louis Malle - 1958

Julien Tavernier tue le patron de sa boite grâce à un plan extrêmement bien huilé. Le meurtre ressemblera en tout point à un suicide, et lui a un alibi parfait. Alors qu'il part rejoindre son amante, et désormais veuve de son patron, il s'aperçoit qu'il a oublié un détail. Le voilà reparti à son bureau quand son ascenseur se bloque. Le gardien vient de le couper en partant. Sa voiture, restée dans la rue moteur allumé, est volée par un jeune couple.

Un interrogatoire tout en clair-obscur mené par un Lino Ventura agressif à souhait, et chorégraphié comme un ballet.

Film au scénario magistral, à l'interprétation impeccable, et à la réalisation sans faille, Ascenseur pour l’Échafaud aurait pu être un très grand film s'il ne devait pas trainer avec lui ce côté nouvelle vague assez agaçant. Un romantisme exacerbé venant piétiner le code du film noir nous amenuise malheureusement la portée du film.

En effet, comment la Soif du Mal, sorti la même année, ou Assurance sur la Mort, de 12 ans son ainé, ne semblent pas prendre une ride quand le film de Louis Malle accuse le poids des âges ? Certainement leurs scénarios sans concession sur la nature humaine. Noirs.

Reconnaissons cependant les grandes qualité d’Ascenseur pour l’Échafaud : en particulier, l'intrigue à tiroirs mettant le protagoniste principal dans une situation improbable est truculente. Pas sans rappeler les meilleurs films des frères Coen.

Notons aussi quelques grands moments de cinéma, en particulier un interrogatoire tout en clair-obscur mené par un Lino Ventura agressif à souhait, et chorégraphié comme un ballet. De même que la scène des photos développées, un peu forte sur la symbolique mais très réussie.

Reste que si vous voulez une plongée dans le vieux film noir, préférez les deux films sus-cités à Assurance sur la Mort, sauf si vous êtes fan de la nouvelle vague et de Jeanne Moreau.

IMDB

3/5

Commenter cet article