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Love Exposure - de Sono Sion - 2008

Publié le par Z

Yû est un fils de prêtre dont la mère est morte quand il était jeune. Malgré sa prêtrise, son père finit par prendre une maitresse. Quand elle le quitte, il commence à martyriser psychologiquement son fils. Ce dernier commence à chercher le péché, et devient pervers professionnel, photographiant un nombre incalculable de petites culottes et élevant la performance au rang d'art. N'ayant jamais bandé, il se réserve pour sa Marie (il est catholique). Un jour, alors qu'il est travesti en Lady Scorpion, il aide une jeune femme, Yoko, qui se trouve être la belle-fille de l'ex de son père, qui revient se mettre avec ce dernier. C'est un coup de foudre entre Yû-femme Scopion et Yoko, mais le jeune homme n'arrive à pas à tomber son masque et révéler sa vraie identité. Durant tout ce temps une membre de l'Eglise Zéro, nouvelle secte qui monte en puissance, s'intéresse de près à Yû.

On reste scotchés durant les 4h00.

 

Ouf ! Certes le synopsis est dense, mais rappelons que Love Exposure est un film-fleuve de 4h00. Et le moins que l'on puisse dire est qu'il est extrêmement riche. Au long de 5 chapitres, Sono Sion s'intéresse à autant de personnages principaux, à leur passé (toujours étrange) et aux interactions entre eux.

Quand on rentre dans un Sono Sion, on sait que cela ne va pas être banal. Quand en plus il fait 4h00, on sait que ce ne sera pas 4h00 à la Terrence Malick, mais bien d'une richesse incroyable, voire délirante. Je confirme.

Si Love Exposure a un scénario exceptionnel, il souffre cependant d'un certain manque de maitrise (au montage ?). L'histoire est parfois assez bordélique et certaines répétitions de scènes sont inutiles.

Mais cependant : un film dont le héros est un pervers professionnel, c'est pas la classe ? Sono Sion annonce que le film est inspiré de faits réels. Il fait allusion à un de ses amis pervers professionnel (et oui...) dont la jeune soeur a été captée par une secte, puis sauvée.

Une chose est sure, Love Exposure déborde de générosité. Christianisme, perte de la mère, famille recomposée, amours saphiques, perversité, sectes et embrigadement, etc. Les thèmes abordés sont infinis ! Et c'est peut-être cette force qui devient ici une faiblesse. A la différence de Guilty of Romance ou Cold Fish qui sont impressionnants de maitrise, on est un peu balloté ici en tant que spectateur.

Reste que le scénario est assez fous et les personnages assez attachants pour que l'on reste scotchés durant les 4h00. En particulier, la jeune Hikari Mitsushima, qui campe Yoko, est tout bonnement géniale.

Bref, un film très bon, qui n'est une demi-déception que parce qu'il s'agit d'un Sono Sion Or le réalisateur japonais est capable de fulgurances exceptionnelles.

IMDB

3/5

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