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Le Guépard - de Luchino Visconti - 1963

Publié le par Z

Le prince de Salina, aristocrate sicilien vieillissant, vit avec lucidité la fin de son monde et le début d'un nouveau. Dans ce monde républicain et libéral qui s'annonce, le prince souhaiterait voir triompher son brillant et beau neveu Tancredi. Et pour cela, quoi de mieux que de le marier à la belle Angelica dont le père est un riche propriétaire terrien ?

Visconti nous achève et nous laisse totalement vidé.

 

Derrière cette histoire, qui narre en même temps la déchéance d'un homme et l'ascension d'un autre, qui aborde la vieillesse et la jeunesse par un subtil jeu de trio amoureux, qui montre l'absurdité du monde aristocratique consanguin et ridicule dans ses amusements vains, derrière cette histoire se cache un film chiant.

Car oui, sur le papier, le thème du film donne fichtrement envie, mais cela ne marche pas. Pourquoi ? Soyons sérieux, Burt Lancaster et Alain Delon ? Je ne prétends pas que ces acteurs soient mauvais, au contraire ! Mais prendre deux grands acteurs pour finalement les doubler dans la VO, voilà qui est bien triste.

Autre problème. Vous connaissez Burt Lancaster ? C'est le type qui a une tête plus-d'Américain-tu-meurs ? Je vous mets même sa ganache pour mémoire. Donc ce type est sensé être un prince Sicilien. Et pourquoi pas un chef tribal maasaï ? Entre les doublages malheureux et le physique quelque peu détonnant de Lancaster, il est dur de rester concentré sur cette histoire.

Ajoutons enfin la salle finale du bal. Interminable, on y voit la décadence et les amusements vains de l'aristocratie. Mais était-il nécessaire de nous en infliger autant ? Après déjà deux heures d'un rythme sénatoriale, Visconti nous achève et nous laisse totalement vidé, sans grand-chose à se mettre sous la dent.

Le Guépard ne vous sera absolument pas recommandé sur ce site. Il viendra plutôt allonger la malédiction des Palmes d'Or souvent malheureuses. Surement faut-il, comme d'habitude, regarder du côté du prix du Jury, à savoir, en 1963, Hara-kiri de Masaki Kobayashi...

IMDB

1/5

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