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Lucia y el Sexo - de Julio Medem - 2001

Publié le par Z

Quand Julia apprend que son amant a été renversé par un camion, elle part se recentrer sur une ile. Elle se remémore alors son histoire avec Lorenzo, auteur de romans à l'eau de rose dont elle était fan (et amoureuse), et qui sur la fin de leur relation, semblait porter un secret qui le rendait apathique ou irascible.

Au final, il reste un mauvais film d'auteur racoleur.

 

Julia y el Sexo est un étrange objet. A ma droite, le film parle de sujets extrêmement sérieux tels que le deuil, l'absence, la littérature, la paternité, etc. que l'on s'attend à retrouver dans un film sélectionné à Cannes ou à Sundance. A ma gauche, il déroule un nombre conséquent de scènes érotiques osées, à la manière d'un Shortbus.

Concernant le festival de Cannes, il est difficile d'y imaginer Lucia y el Sexo. En effet, si le scénario a une trame globale valable, certaines scènes (le twist médian et le final notamment) sont tellement peu crédibles qu'elles nous sortiraient du film si on arrivait à y entrer. La subtilité ne semble pas faire partie du langage cinématographique de Julio Medem qui va jusqu'à filmer le menu d'un restaurant et 5 ou 6 couples mangeant leur paella avant de faire dire par un serveur à Lucia, seule : "Désolé, la paëlla c'est uniquement pour 2 personnes."

Quant à la réalisation, elle est elle aussi extrêmement lourdingue. Si de quelques scènes émane une certaine beauté, la plupart du temps on est agressé par une photographie hideuse, digne d'un téléfilm de bas étage. Les plans sont sans imagination. Bref, rien à se mettre sous la dent de ce côté.

Mais alors, ce sexe ? Oui, quelques scènes érotiques assez chaudes rythment le film (la première moitié en fait). Paz Vega, qui campe une Lucia impeccable, montre sa très belle plastique pendant une bonne trentaine de minutes en cumulé il me semble. Et Elena Anaya, à la beauté exceptionnelle dans le rôle de la babysitteuse, nous offre les scènes les plus chaudes. Ses formes généreuses s'affichaient déjà dans l'excellent La Piel que Habito d'Almodovar et dans le récent Wonder Woman.

Parmi autres les acteurs, Daniel Freire joue un sex-symbol débordant de testostérone tout à fait crédible. Il nous offre de plus une rare scène d'un sexe couvert de bout à l'érection naissante. Julio Medem ou la subtilité faite reine. Le reste de la troupe oscille entre le passable et le très mauvais jeu.

Alors certes, les amateurs de jolies femmes et de pénis en érection y trouveront un peu leur compte durant la première heure, puis dormiront durant la deuxième heure. Mais même ces scènes sont gênantes tant elles semblent totalement gratuites, allant à l'encontre du reste drame qui se joue dans le film.

Au final, il reste un mauvais film d'auteur racoleur.

IMDB

0/5

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