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Kisaragi - de Yuichi Sato - 2007

Publié le par Z

Voilà un an que Kisaragi Miki s'est suicidée. Elle n'était qu'une Idol de seconde zone. Cependant, ses 5 plus grands fans se retrouvent pour honorer sa mémoire. Mais ce qui ne devait être qu'un fête commémorative se transforme peu à peu en enquête sur les circonstances exactes de sa mort.

Je suis tombé amoureux de ce film.

 

Quelle surprise que ce Kisaragi ! Comment pouvais-je savoir ? Comment quiconque pourrait-il savoir ? Que sous ce pitch quelconque, et un budget certainement famélique se cache une perle de l'intrigue policière ?

Car Hitchock est dépassé en terme de rebondissements. On pense à Agatha Christie, mais là aussi l'intrigue parait mieux écrite, plus riche. Et surtout, beaucoup plus drôle et décalée.

Car Kisaragi est avant tout une comédie. On y rit de très bon cœur et pendant tout le film. C'est tellement rare, un bon film comique ! On pourrait penser au Diner de Cons, tant l'écriture fait très souvent mouche. Sauf que.

Sauf que Kisaragi est avant tout un film policier. Une enquête haletante sans cesse remise en question, sur un sujet d'une vacuité sans fond (la mort d'une Idol inconnue). Et ce côté presque anonyme de la morte rend le film terriblement touchant. Pour le coup, la leçon hitchcockienne est bien appliquée, et le MacGuffin après lequel courent nos personnages n'est ici que pour donner sa saveur au film.

Alors, Kisaragi, comédie ou film d'enquête ? Impossible à décider. Et ce qui est exceptionnel, c'est à quel point il excelle sur les 2 tableaux.

Parlons enfin des acteurs, tous excellents. Tous. Ce qui est rien de moins que crucial dans un huis-clos à 5 personnages. Enfin, Yuichi Sato se permet quelques facéties de réalisation qui passent extrêmement bien et viennent parfaire l'oeuvre, dont même le final est génial.

Vous l'aurez compris, je suis tombé amoureux de ce film.

IMDB - vu en Ciné-Roy

5/5

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alice in oliver 14/03/2019 19:53

Et bien... Quel dithyrambe ! Il en faut pour dépasser Hithcock le maître du suspense en personne. Je dois avouer que j'ignorer l'existence de ce film asiatique