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Eté Précoce - de Yasujirô Ozu - 1951

Publié le par Z

Noriko, jeune femme qui approche de la trentaine, vit encore chez ses parents avec son frère et la famille de ce dernier. La pression familiale s'accentue pour qu'elle se trouve un mari.

C'est surtout la mise en scène qui ressort de cet Été Précoce.

 

Ozu est un des grands réalisateurs japonais. Vu d'ici, il est resté dans l'ombre de Kurosawa, pourtant sa maitrise de la composition et du plan fixe mérite que l'on visionne quelques unes de ses pellicules.

Avec Été Précoce, Ozu nous livre une composition étonnamment féministe et progressiste. L'émancipation féminine et le poids de la société patriarcale sur les femmes sont montrés sous un jour peu flatteur.

De même, la question de l'éducation des enfants est abordée frontalement, avec un plaidoyer sans équivoque pour une éducation sans violence. Et pourtant, les "violences" que l'on voit à l'écran ne choqueront personne aujourd'hui il me semble.

Mais c'est surtout la mise en scène qui ressort de cet Été Précoce. Comme dans le Fils Unique, déjà chroniqué ici, les plans fixes d'Ozu se révèlent d'une beauté et d'une efficacité redoutables.

Derrière des sourires muets, Ozu arrive à faire ressortir de ses acteurs une palette assez étonnante de sentiments. Et la jeune Setsuko Hara, qui joue Noriko, nous livre un jeu d'une subtilité et d'une délicatesse remarquables.

Amateurs de vieux films d'auteurs, le cinéma d'Ozu ne doit absolument pas vous échapper. Il recèle quelques grands moments de cinéma. Les autres passeront leur chemin, malheureusement incapables de supporter le rythme lancinant d'un cinéma d'un autre temps.

IMDB

4/5

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