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Falbalas - de Jacques Becker - 1945

Publié le par Z

Philippe Clarence, célèbre couturier parisien, séduit Micheline, la fiancée de son meilleur ami vendeur de tissus juste avant leur mariage. S'en suit un jeu de mensonges, de cachotteries et de faux-semblants dans ce faux ménage à trois.

Falbalas [...] qui n'aura de mérite que de vous rappeler [...] de voir Le Trou.

 

Dans la filmographie de Jacques Becker, l'excellentissime Le Trou écrase un peu tous les autres films. C'est pour leur rendre justice que j'ai voulu regarder Falbalas. Dommage, il vient plutôt expliquer pour Le Trou est aussi prépondérant. Car Falbalas se révèle poussif et vieillot.

Commençons par parler du scénario. OK, le ménage à trois, le coup du mari cocu et de l'amant transi, c'est du déjà vu et revu. Becker introduit en sus la dimension de l'amant coureur de jupons qui ici devient littéralement fou d'amour. Ce n'est ni très original, ni très intéressant. D'autant plus que la fin est révélée dès la première image du film. On avance donc lentement, beaucoup trop lentement, vers une fin courue d'avance.

Si les acteurs sont plutôt bons, la performance de Raymond Rouleau a très mal vieilli, et c'est d'autant plus dommageable qu'il interprète Phillipe Clarence, et qu'il est à ce titre omniprésent à l'écran. Micheline Presle, en fiancée volage, est beaucoup plus convaincante.

Il faut de plus admettre que le milieu de la mode, fut-elle celle des années 40, ne présente à mes yeux que peu d'intérêt. Aussi le défilé des robes et des chapeaux me laisse-t-il froid.

Un scénario faible voire parfois absurde, un jeu d'acteur peu convaincant, et un décor sans grand intérêt, voilà la recette de ce Falbalas tout à fait oubliable, qui n'aura de mérite que de vous rappeler, si ce n'est pas déjà fait, de voir Le Trou, du même Jacques Becker.

IMDB

1/5

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