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Le Dernier Rivage - de Stanley Kramer - 1959

Publié le par Z

Suite à une guerre nucléaire, seule l'Australie reste habitable. Le commandant Towers, aux commandes d'un sous-marin américain, rejoint les côtés australiennes. Ici, les habitants essayent tant bien que mal de continuer leur vie, sachant que les radiations peuvent à tout moment les condamner. En particulier la belle Moira qui cherche dans le commandant un amour que la vie n'a pas su lui offrir.

Ava Gardner, tout simplement solaire.

 

Film d'anticipation plutôt pessimiste, Le Dernier Rivage nous montre toute l'horreur, et surtout toute l'absurdité de l'arme nucléaire. Mais ici pas une victime n'est montrée. Toute le drame se passe hors champ. Le film se concentre sur l'intimité des survivants en sursis.

En cela, le scénario (d'après un livre de Nevil Shute) est une petite merveille. En plaçant ses personnages dans l'attente du pire, il renverse les valeurs des personnages face à la mort. Ainsi ce commandant agissant comme si femme et enfants étaient encore en vie. Ou cette femme qui réalise désespérée à quelle point elle a gâché tout amour qui s'est présenté à elle. Ou ce couple regardant avec amour et douleur leur bébé...

Mais ces situations sont exposées avec une douceur mélancolique. Seule une scène de course automobile surréaliste qui pourrait avoir inspiré la Course à la Mort de l'An 2000 vient briser cette quiétude avec sa violence suicidaire.

Stanley Kramer, derrière la caméra, filme son sujet impeccablement. Les plans sont beaux quand il le faut, mais lui s'efface derrière son sujet. Notons l'utilisation de caméras penchées pour filmer ses personnages troublés, procédé très utilisé par un certain David Lynch...

Et tout cela ne fonctionnerait pas aussi bien sans des acteurs proprement géniaux. Si le jeune couple, avec Anthony Perkins (aka "le type que j'ai déjà vu quelque part et après le film tu vérifies et il s'agit du Norman Bates de Psycho !") notamment, ne convainc que moyennement, il en est tout autre des excellents Fred Astaire, Gregory Peck, et surtout Ava Gardner, tout simplement solaire.

La justesse de leur jeux portant des personnages complexes placés dans une situation inédite vaut pour elle-même la vision du film. Un superbe film qui n'a pas pris une ride et mériterait d'être bien plus connu. Chaudement recommandé à quiconque !

IMDB

4/5

 

Commenter cet article

alice in oliver 11/12/2019 10:13

seule l'australie reste habitable... Bah mince alors ! Pas vu mias très intéressé par cette petite curiosité science fictionnelle

Z 12/12/2019 11:23

Je t'invite à la visionner. C'est plus qu'une simple curiosité !!